Nous préservons la qualité de l’air et réduisons les émissions de Gaz à effet de serre.

Publié le 8 octobre 2020

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Le bioGNV est un carburant pour véhicules particuliers ou professionnels. Avec lui, nous favorisons une mobilité plus durable, moins nocive pour les hommes et l’environnement. Comment se crée-t-il ? Quelles sont ses vertus ? Où le trouver ?

De nombreux camions, bus et autocars, mais aussi des voitures de nouvelle génération, arborent des logos ou des textes vantant les mérites de leur carburant : le bioGNV. Issu des gaz renouvelables, le bioGNV transforme l’impact de nos déplacements et préserve notre environnement. La preuve…

Les gaz renouvelables peuvent aussi servir de carburant​

Les gaz renouvelables ne permettent pas seulement de se chauffer ou de cuisiner. Sous l’appellation bioGNV c’est aussi un carburant ! Produit à partir de matières organiques issues de l’agriculture, d’ordures ménagères ou de déchets industriels, le bioGNV est la version renouvelable du GNV (Gaz Naturel Véhicule) disponible à la pompe.

Avec le bioGNV, l’air change d’ère​

La combustion du bioGNV s’effectue presque sans émission de particules fines qui sont, rappelons-le, responsables de nombreuses maladies pulmonaires et cardio-vasculaires1. Autre impact pour l’air que nous respirons : le bioGNV produit deux fois moins de NOx (oxydes d’azote) que le seuil toléré par la norme Euro VI, la plus drastique en la matière.

Le recours au bioGNV diminue également l’empreinte écologique de nos déplacements. Grâce à son procédé de fabrication, le bioGNV contribue, en effet, à réduire de 80% les émissions de dioxyde de carbone (CO2) par rapport à un véhicule diesel de même génération. Ce n’est pas un acte anodin puisque l’émission excessive de CO2 est l’une des causes principales du changement climatique ! Autres atouts : le bioGNV ne s’évapore pas lors du remplissage du réservoir de son véhicule et il n’émet pas non plus de benzène, une substance dangereuse pour la santé. Enfin, son utilisation permet de diviser par deux le volume sonore2 des moteurs des véhicules légers, et par trois ceux des poids lourds.

Le bioGNV est de plus en plus disponible dans les stations​

Avec un bilan carbone exemplaire, quasiment neutre, rouler au bioGNV relève, plus que jamais, d’une démarche responsable mais une question se pose : le ravitaillement est-il facile ? Année après année, le réseau de stations se développe progressivement. Fin 2020, 200 stations3 sont accessibles au public et, selon la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, le réseau devrait comporter 850 stations d’ici 2028. D’autre part, le bioGNV est de plus en plus accessible en terme de prix. À titre d’exemple, en octobre 2020, la station Agriopale de Saumure propose un prix à la pompe de 1.1 €/kg TTC. Ce coût est assez compétitif par rapport au diesel qui, ramené au kilo, est de 1,41 € TTC (sachant que la consommation d’un véhicule bioGNV est très proche de celle d’un véhicule diesel).

L’avitaillement est sans contraintes, Il s’effectue dans des stations à remplissage rapide et n’exige pas plus de quelques minutes. Pour les exploitants de flotte de bus convertis au bioGNV, des solutions plus adaptées existent, elles consistent à avitailler le véhicule à la place durant la nuit. Cela facilité l’exploitation et réduit les manœuvres dans le dépôt.

Perso ou pro, un véhicule bioGNV roule partout​

Les véhicules circulant au bioGNV sont certifiés, depuis juillet 2016, CRIT’AIR 1, tout comme les véhicules au GNV. De ce fait, ils ne sont pas soumis aux interdictions de circulation lors des pics de pollution et peuvent même bénéficier d’avantages proposés par certaines villes : accès exceptionnels en centre-ville, stationnements privilégiés… Grâce à leurs qualités écologiques et sanitaires, les flottes de véhicules professionnels roulant au bioGNV peuvent circuler sans restriction dans les Zones à Faibles Émissions de plus en plus fréquentes au cœur des villes. Le bioGNV permet ainsi par exemple de gérer son activité de transport avec une plus grande souplesse, notamment en adoptant des livraisons en horaires décalés.

Presque tous les véhicules peuvent rouler au bioGNV​

Si vous êtes un particulier, vous avez le choix entre de nombreuses marques de véhicules légers qui disposent de modèles variés fonctionnant au bioGNV. Vous pouvez également faire adapter votre véhicule essence par un installateur spécialisé, mais ceci n’est pas envisageable s’il s’agit d’un moteur diesel. Enfin, si votre véhicule fonctionne déjà au GNV, l’utilisation du bioGNV ne requiert aucune adaptation.

Côté professionnel, les constructeurs de poids-lourds, de bus, de cars ou, encore, de bennes à ordures ménagères, proposent des modèles couvrant l’ensemble des besoins de transport. Pour ceux qui disposent d’une flotte de véhicules existante, celle-ci peut-être convertie après une analyse intégrant la typologie des véhicules concernés, l’usage prévu, le type de trajets effectués, le kilométrage annuel, le mode de stationnement, etc.

Près de deux millions de voitures bioGNV en 2035​

Alors que le nombre de voitures particulières et de véhicules légers utilitaires (véhicule de transport dont le poids total autorisé en charge est inférieur à 3,5 tonnes) atteint 10 500 unités en 2020, l’AFGNV prévoit un parc de 1,8 millions de véhicules fonctionnant au GNV et bioGNV à l’horizon 2035 sur le territoire. Son estimation pour le secteur des véhicules lourds (poids-lourds, autocars, bus) est de 220 000 unités contre 11 426 aujourd’hui.

*Depuis septembre 2015, tous les véhicules neufs
vendus en Europe doivent répondre à la norme Euro V
qui fixe les seuils d’émissions de gaz polluants suivants : NOx (oxydes d’azote), CO (monoxyde de carbone), particules fines et hydrocarbures imbrûlés. Aucune limite n’est établie en matière de rejet de CO2 (dioxyde de carbone).

1 Source : Inserm
2 Source : Gaz Mobilité
3 Source : AFGNV